Magazine "Harmonie" Février 2012
-Agglomération de Montpellier
Evénement De nouveaux partenariats, de nouvelles réductions Pass’Agglo !
Afin
de proposer des réductions tarifaires aux détenteurs de la carte
Pass’Agglo, Montpellier Agglomération a mis en œuvre un partenariat
Pass’Agglo avec deux nouveaux lieux culturels, sportifs et de loisirs à
découvrir !
> LE THEATRE DU CARRE RONDELET 
Implanté
au 14 rue de Belfort à Montpellier, le théâtre Carré Rondelet est un
lieu de création et de diffusion qui a pour ambition et projet
d’associer les énergies autour de l’art de la scène. Le Carré se tourne
résolument vers les créateurs qui font entendre et revisitent les
textes du répertoire classique. De plus, des rendez-vous
réguliers balisent le parcours proposé :
« Rondes Lettres » (textes, contes,
poésie, littérature), « Rondes
musicales », « Idées au
Carré » (lectures et débats
d’idées, philosophie, sociologie) et des séances
consacrées à l’humour (« Humour en
rondelles ») et au jeune public.
Des cours
animés par des professionnels de la scène sont également proposés :
initiation et pratiques avancées de l’art dramatique, séances de Felden
Kreis, etc.
Magazine "Harmonie" Février 2012 -Agglomération de Montpellier
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Carré Rondelet : Une autre façon de faire de la philosophie
Comment Alain Guyard,
philosophe, artiste, comédien, peut-il conduire avec bonheur les
spectateurs dans de savants débats qui agitent la philosophie,
- à partir
d’une question iconoclaste : Le mystère de l’Atlandide, une stratégie électorale ?
- A partir de deux textes de Platon,
il donne à réfléchir sur l’Etat idéal, le rôle de la caste des
philosophes,
- des masses, tout en cassant au passage ( un peu
rapidement ?) Karl Popper et Michel Onfray qui ont trouvé chez le
célèbre grec l’origine du nazisme et du stalinisme.
- En tout cas, il
n’adhère pas à cette analyse. Préférant conclure que la grande affaire
de la cité,
- ce sont les hommes qui la compose et que l’Atlandide coule
quand on consomme un monde sans limites. Renvoyant à Lacan et Adorno.
- Et
à l’éducation dont Platon fut un des premiers inventeurs.
- A retenir
aussi les talents de bateleur forain et de vrai philosophe d’Alain
Guyard. C’était le 17 octobre dernier, au Carré Rondelet.
- Nul doute, il en sera de même le 14 novembre prochain à 20h30, dans le même lieu. Le sujet ?
- Pourquoi il vaut mieux avoir les bourses en actions, plutôt que les actions en bourse. Espatrouillant !
- Guy Hebert - "Midi-Libre" Blog-Quartier
Par Jean-Marie DINH "
L'Herault du jour" - Montpellier
Publié : 13 décembre 2011
Théâtre : Karl Marx le retour
au Carré Rondelet

Par Jean-Marie DINH
" L'Herault du jour" - Montpellier
Publié : 13 décembre 2011
- "Bien
après la mort déclarée de l’idéologie, Marx le phénix est annoncé sur
la scène du Carré Rondelet.
- On le retrouve du 14 au 17 décembre avec le
texte d’Howar Zinn Karl Marx le retour
mis en scène par Christian Fregnet.
- Décédé en 2010, l’auteur dramaturge
américain Howard Zinn a consacré son œuvre aux rôles historiques des
mouvements populaires.
- On lui doit notamment l’ouvrage de référence " Histoire populaire des Etats-Unis" (éd Agone).
- Avec Karl Marx le retour, il réincarne l’auteur du Capital
dans l’environnement du capitalisme triomphant.
- Le texte a été écrit
peu de temps après l’effondrement de l’Union soviétique.
- « Je
jugeais important de montrer clairement que ni l’URSS ni les autres pays
qui, se disant « marxistes »,
- avaient installé des états policiers,
n’incarnaient la conception du socialisme de Marx.
- Je voulais montrer un
Marx furieux que ses conceptions aient été déformées
- jusqu’à être
identifiées aux cruautés staliniennes », indiquait l’auteur.
- Dans le rôle d’un Marx indigent, comme
il le fut dans sa propre vie,
- Emile Salvador (de la compagnie Archipel)
interprète son rôle avec beaucoup d’humanité.
- Marx obtient une
permission pour venir nous expliquer tout ce qu’on lui a collé sur le
dos.
- Il partage sa compréhension du monde, explique qu’il existe des
médicaments pour maintenir un système malade
- et émet quelques
propositions pour changer la donne. Conçue pour être jouée dans des
petits lieux,
- la pièce en un acte se présente sous la forme d’une farce.
Elle nous interpelle sur notre condition sociale,
- sur le fait que nous
sommes de plus en plus étrangers aux autres et à nous-mêmes.
- Pour
autant, le texte n’est pas un réquisitoire,
- on pourrait même y trouver
une forme de réconfort dans la réaffirmation que rien n’est inéluctable."
- Jean-Marie DINH " L'Herault du jour" - Montpellier

Au Carré Rondelet,


Carré Rondelet
14 rue de Belfort à Montpellier
du 14 au 18 décembre. Rens : 04 67 54 94 19.
Le texte de la pièce est paru aux éditions Agone
Paru




Montpellier Alain Guyard se produit ce soir au carré Rondelet
Alain Guyard, 44 ans, pratique la “philosophie foraine”, loin des salons.
(© D.R)
Rentré chargée pour le Gardois Alain Guyard , cet ancien
prof de lycée qui arpente prisons et salle du peuple. Il se produit ce
soir en one man show à Montpellier. Son roman "la Zonzon" a reçu le prix
Georges-Brassens et concourt pour le Flore.
Pour sortir la philosophie des salons, Alain Guyard
a pris la tangente. Depuis le Cailar, en petite Camargue, l’ancien
professeur de philosophie du lycée Philippe-Lamour, à Nîmes, mène un
combat pacifique mais pas inoffensif : faire circuler la culture
philosophique dans des lieux inattendus de manière non conventionnelle.
La salle des fêtes, la maison du peuple, le théâtre de quartier ou la
garrigue ont remplacé la salle de cours. Pas de chemise blanche à la
BHL, pas d’amphi “populaire” à la Onfray : plus jean’s que tweed, Alain
Guyard, 44 ans, belle gueule, tatouages et tête bien pleine, est du
genre qui philosophe comme on déballe l’article. En en rajoutant. C’est
Daniel Mermet, de France Inter, qui lui a trouvé son titre honorifique
de philosophe forain. Il en est fier. Langue bien pendue, cœur à gauche
toute, Guyard aime "la philosophie qui se coltine au réel. Pas une
philosophie de salon dont se gargarise une classe moyenne qui manie le
concept comme un bibelot".
Prison de Nîmes et Baumettes
S’il a quitté les élèves, à regret, et l’Éducation nationale par dépit,
Guyard dit : "C’est beau d’enseigner, c’est du plaisir (...) Mais je ne
pouvais plus accepter la démolition du système scolaire." Sa route a
croisé, il y a sept ans, celle des détenus des prisons de Nîmes, puis de
Tarascon et des Baumettes, à Marseille, où il a passé un à deux jours
par semaine pendant trois ans dans des ateliers de philosophie.
"L’expérience m’a décapé de tous les faux-semblants. Quand tu tchatches
le bout de gras avec les lascars, tu es ramené à l’essentiel. Tu parles
de la mort, de l’amour, de l’amitié ou tu réfléchis sur ce qu’est la loi
en prenant appui sur Socrate."
Ces échanges ont inspiré la Zonzon, roman noir au style argotique à la
Audiard où se croisent boxeurs et maquereaux. Lazare Vilain, venu
philosopher en prison, y parle éthique mais peine à la pratiquer ! La
prison y est crasse et vive, grouillante d’âmes, de petits arrangements
et de grandes idées. Tout juste auréolé du prix Georges-Brassens, le
livre est en lice pour le prix de Flore.
La pensée sans le verbe fin
Quand il n’écrit pas, Guyard enseigne, assure des formations auprès de
travailleurs sociaux avec son association Diogène consultants, ou donne
ses “numéros” : façon cabaret, à la salle du peuple du Cailar, avec
saucisson et vin, en randonnée ou en one man show (lire encadré) : "La
philosophie a vécu plus de 2 000 ans sans être enseignée par des profs,
Diogène invectivait au croisement des rues." Sur scène, comme dans le
roman, la mécanique de la pensée se déploie : le raisonnement des
philosophes est bien là, mais "sans l’élégance et le verbe fin". Les
concepts "c’est la boîte à outils grâce à laquelle chacun peut fabriquer
des armes pour se sortir de situations qui paraissent inextricables. La
philo, c’est une expérience de la libération". Dans ou hors les murs,
Guyard le dit sur tous les tons : la philo rend libre !
# Lundi 3 octobre au carré Rondelet, à partir de 20 h 30


















GRACIEUSE ONDINE
"Elles sont deux, vendredi, sur la petite scène du Carré Rondelet, pour
jouer Ondine, cette pièce de Jean Giraudoux qui compte pas moins d'une
vingtaine de rôles. Leur pari intéressant est assez bien réussi. Le duo, à la
belle complicité, a choisi de commencer par la fin : Hans est mort et Ondine ne
se souvient plus de l'avoir aimé. La danseuse Eugénie Andrin interprète Ondine
et la comédienne Julie Desmet joue Bertha, sa rivale, qui retrace l'histoire de
cette naïade et de son amour pour le chevalier.
Mêlant la danse et le texte, Eugénie Andrin et Julie Desmet font revivre avec
légèreté et gravité la poésie des mots de Giraudoux.
Même s'il y a quelques fois de petits problèmes de rythme, elles proposent, à
travers l'échange entre ces deux femmes à la fois proches et contraires, un joli moment."
Mireillle
Picard "Midi libre" (Dimanche 6 mars 2011)




Théâtre : Une scène, un projecteur et Anne-Marie

"Midi libre" vendredi 28 janvier 2011
Ce n'est pas vraiment une pièce, pas tout à fait
un cabaret, pas exactement une lecture, le spectacle n'entre dans
aucune case.
Quand elle découvre Alexandro Jodorowsky -
cinéaste, comédien, tarologue - au travers de ses Cabarets mystiques,
Anne-Marie est touchée, elle s'y retrouve. Agora ouverte mêlant pratique
du zen, psychanalyse, massage, tradition chilienne, elle décide
d'adapter ces cabarets en pièces, « c'est de l'ordre de la transmission ». Anne-Marie livre une conférence théatralisée, les textes de Jodo, comme elle le nomme, deviennent les siens.
Pour monter son Cabaret
à l'occasion du Festival d'Avignon, en 2010, la jeune femme travaille,
s'immerge dans les écrits et ajoute du chant, de la danse et un peu de
musique. Elle tracte, elle affiche et se produit, chaque soir, dans une
cour de théâtre. Repérée par le directeur du Carré Rondelet, à
Montpellier, elle y porte le spectacle sur scène.
Un projecteur et elle, cinquante minutes, pas plus, «
ce n'est pas évident d'être seule, il faut être
completement libre pour laisser passer le message ».
Le
message justement, c'est un cheminement, une réflexion, les thèmes se
suivent et bousculent l'auditoire. Le deuil, la rencontre, la perte, le
couple, la sagesse autant de pistes qui « remuent et touchent les gens ».
Œuvre
poétique au caractère éclectique, nous l'avons compris, Anne-Marie est
hors barême, infirmière, pianiste, musicothérapeute, fondatrice de la
compagnie Rire en cœurs , comédienne. Chacun de ses projets s'enrichit
du précédent.
Partout, elle met du cœur, agit guidée par la
passion ; amour de la ville de Montpellier pour laquelle elle a tout
quitté, attachement au « rire guérisseur », passion des textes mystiques de Jodorowsky qui « agissent comme une thérapie ».
Anaïs BESSIÈRE, " MIDI LIBRE", Vendredi 28 Janvier 2011






Mercredi 3 novembre 2010
3
03
/11
/2010
00:40
Le 22
Octobre dernier était le jour où le Carré Rondelet
est né dans le paysage des théâtres
montpelliérains.
Lorsqu'on
arrive dans le Carré Rondelet, ça sent le neuf, tout est bien
agencé, c'est chaleureux et cosy, presque enchanteur quand on voit que
chaque petit espace est utilisé à merveille pour les besoins
techniques ou de stockage. Très sympa avec finalement assez peu de
moyens.
Un entretien rapide le
soir de la présentation de saison avec Avner Perez, professeur de
philosophie au lycée Clemenceau à deux pas, nous conforte
dans l'idée que ce nouveau lieu est entre des mains soignées et
passionnées.
Ce
que j'ai pensé d'abord être un ancien garage est en fait
la remise d'un peintre en bâtiment
réaménagée.
Ce projet n'aurait pas pu voir le jour sans le concours de diverses associations montpelliéraines, La Compagnie du
Visageen
tête dont Avner Perez est le président et malgré
son jeune âge, la structure a déjà crée deux
emplois.
La programmation
intègrera principalement les spectacles proposés par les associations de
professionnels partenaires, mais le Carré Rondelet n'est pas
un nouveau cercle d'amis fermé, son directeur rêve de fédérer encore
plus d'artistes grâce à ce projet. L'union fait la force !
De plus, la scène sera
parfois ouverte aux amateurs, sans que ce soit pour autant une des
priorités du théâtre. Le public pourra aussi venir assister
à des spectacles inachevés ou partiels, ce qu'on appelle aujourd'hui
des show-cases.
Les autres activités
théâtrales d'Avner Perez ? Il est depuis de nombreuses années à la tête
de la petite troupe de lycéens de Clemenceau, et bien sur
que ce nouvel endroit sera un moyen pour permettre à ces jeunes de
se confronter aux planches !
Extraits de la programmation (susceptible de changer légèrement en cours de saison)
:
Du 10 au 21 novembre 2010 : Le Monte-Plats d'Harold Pinter (Compagnie Macassar)
Du 4 au 16 janvier 2011 : Le Retour des Anges d'Avner Perez (Compagnie du Visage)
Du 20 au 30 janvier 2011 : Cabaret Jodorowsky d'Anne-Marie Cellier (Compagnie Rire en Coeurs)
Du 20 au 30 janvier 2011 : La danse pète son cable ! de Chloé Maginot (One Woman Show)
Du 3 au 13 février 2011 : Lisbeths de Fabrice Melquiot (Théâtre du Bocage)
La programmation complète et les dernières infos sont bien sur à retrouver sur : www.carrerondelet.venez.fr
Infos Pratiques :
Carré Rondelet - 14 Rue Belfort à Montpellier (34 000). Tél : 04 67 54 94 19 ou 06 67 97 67 32